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5 nov. 2015

100 000 canards par un doux soir d'orage - Thomas Carreras

100 000 canards par un doux soir d'orage de Thomas Carreras
France

Edité chez Sarbacane, collection Exprim' - 2015

300 pages - 16 €

Anatidaephobia (n.f.) : Peur panique à l'idée d'être observé par des canards.
Quand Ginger, 18 ans, débarque à Merrywaters - le bled le plus paumé d'Angleterre - pour assister à un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu'il commenceront à l'espionner...
La suite ? Ah non, c'est tout, on ne vous dit plus rien !

Attention : la lecture de ce roman peut changer à jamais votre vision des canards ! 

Difficile de ne pas comparer 100 000 canards au 1er roman de Thomas Carreras, surtout quand ce deuxième O.L.N.I. (Objet Littéraire Non Identifié) est encore plus fou !

50 cents nous narrait la formidable quête d’une pièce de monnaie ayant le pouvoir de donner une chance extraordinaire à son possesseur. Gangsters de tout poil, policiers, simples civils, tout le monde avait quelque chose à voir avec cette fameuse pièce magique.

100 000 canards a un scénario encore plus taré. Tout part d'une jeune fille venant bosser dans un bar en attendant l'ouverture d'un gros festival de musique, pour finir en catastrophe apocalyptique ! Un indice : les canards y ont un rôle important. 

Tout est dans la surenchère et le n’importe quoi, mais c’est ça qu’on aime ! Thomas Carreras est en roue libre, nous emportant dans son délire phobique de canards. Il nous transporte dans son Merrywaters complètement dingue où tout peut arriver – et où nul n’est à l’abri. C'est fou et fouillis, mais on finit par retomber sur nos pattes (de canard). Comme d’habitude, des personnages hauts en couleur et des geysers de sang sont au rendez-vous. Par contre, certains éléments auraient gagné à être plus développés et à gagner en profondeur, bien que l’intrigue aille à tout berzingue. Les personnages, moins nombreux que dans 50 cents, sont intéressants à suivre, bien que je ne me sois pas réellement attachés à eux. J’ai eu tendance à vite les confondre dans la précipitation de l’intrigue et à perdre mes points de repère…


Oui, bon je sais qu’il ne faut pas comparer les livres entre eux et qu’il faut donner sa chance au nouveau, mais néanmoins 50 cents reste mon Carreras préféré. La patte (de canard) littéraire de l’auteur, c’est-à-dire un langage oral, quasi vulgaire mais toujours dans la trouvaille stylistique est toujours présente. Les références à des films sont bien entendu disséminées dans le livre, et s’ajoutent à cela des clins d’œil musicaux vraiment amusants (spoiler : Stevie Wonder a un rôle très important dans cette histoire). On est en plein dans la rock culture !

En bref, toujours aussi barré ! Les fans de 50 cents qui cherchent les mêmes délires what-the-fuckéens ne seront pas déçus. Pour les autres, ce roman reste joyeusement violent et surtout horriblement canardesque !

○ La page Facebook de Thomas Carreras
○ La page Exprim' Sarbacane

○ Mon big article sur la collection Exprim'

Les projets de l'auteur >>>
« Hey les gars,
[...] Je ne suis PAS en train de travailler sur un troisième roman jeunes adultes français. MAIS je bosse un scénario pour un film Canadien.
Le film s'appelle SUN DANCING THE RAIN, et ça parle de trois potes qui décident impulsivement de kidnapper une fille juste pour le fun, et de l'emmener avec eux sur un road-trip de fou de Montréal à Vancouver. Imaginez un mix de INTO THE WILD et PULP FICTION.
J'ai commencé à écrire le scénario en Mai (en anglais) et l'ai fini il y a deux semaines. Hier soir, j'ai eu le feu vert d'un producteur Canadien, donc maintenant l'idée est de chercher des acteurs et du pognon. Mais ça a l'air bien parti.
[...] avec un peu de bol, d'ici un an ou deux ou trois, vous pourrez aller voir un film au cinoch ! [...] !
Tom »

22 juin 2013

C'est la fête de la musique... chez les livres aussi ! [part 1/2]

Nous sommes le 22 juin, et vous êtes certainement en train de vous réveiller avec une bonne gueule de bois après la fête de la musique ! Mais avez-vous pensé hier soir à vos pauvres petits livres restés cloîtrés dans leur bibliothèque ? Ils sont seuls et s'ennuient... ...eux aussi veulent de la musique !

Avec Nathan, nous avons décidé de vous faire partager les musiques qui nous accompagnent pendant nos lectures, les musiques qui nous font penser à nos coups de cœur, bref, la musique et les livres, tout simplement ! 





Bon, commençons... sans surprise, le premier livre à pointer le bout de son nez est Le Trône de Fer !


Y a-t-il encore besoin de présenter cette série que j'adule ? Ces pavés se dévorent à la vitesse de la lumière, et heureusement, on a la série télé pour patienter entre deux sorties. La musique que je souhaite coller à ces bouquins, je l'ai découverte dans un des trailers de ladite série, dans un de la saison 3 pour être encore plus précise. Ouvez vos oreilles pour la chanson de MS MR, Bones ! 


J'avais attendu ce trailer avec tellement d'impatience ! Maintenant, écouter cette musique me rappelle ce moment génial où j'ai pu le découvrir :-) C'est la seule chanson que je connais du groupe, je n'ai jamais prit le temps d'écouter leurs autres titres... mais il faudrait que je m'y mette ! 

Dig up her bones but leave the soul alone / Déterre ses os, mais laisse son âme tranquille
Let her find a way to a better place / Laisse-la trouver son chemin vers un monde meilleur
Broken dreams and silent screams / Des rêves brisés et des cris silencieux
Empty churches with soulless curses / Des églises vides aux blasphèmes sans âme
We found a way to escape the day / Nous avons trouvé un moyen d'échapper au jour
Dig up her bones but leave the soul alone / Déterre ses os, mais laisse son âme tranquille
Lost in the pages of self made cages / Perdue entre les pages de cages de sa propre confection,
Life slips away and the ghosts come to play / La vie s'échappe et les fantômes viennent jouer
These are hard times / Les temps sont durs
These are hard times for dreamers / Les temps sont durs pour les rêveurs
And love lost believers / Et ceux qui croient à un amour perdu

Le 2e livre qui arrive est 50 cents, un coup de cœur assez récent. Je l'avais lu avec la musique à fond dans les oreilles, mélange de gros rock et de BO de films, rien de tel pour accompagner des fusillades sauvages et des tueries géantes ! Alors je vous propose immédiatement de mettre le son au maximum pour les riffs de Stockholm Syndrome, de Muse ! 

Revenons à quelque chose de plus calme, voulez-vous ? Levez la tête et regardez les funambules dans le ciel... autour de vous des magiciens exécutent leurs illusions harmonieusement, vous bernant majestueusement... vous reconnaissez cet endroit ? Tout est noir, tout est blanc, quelques tâches de rouges portées par les fidèles se détachent... il est arrivé sans crier gare, vous êtes dans Le Cirque des Rêves...

Pour accompagner cette histoire, rien ne vaut la douce mélodie L'Envol, de Caravan Palace, non ? Quelques notes aériennes puis du violon et des guitares pour compléter le tableau... Ecoutez donc !


Restons encore un peu dans la poésie...
J'adore les livres de Timothée de Fombelle, ses histoires magnifiques qui nous transportent loin, loin, dans un arbre, ou sur le toit du monde... Je mêle dans les musiques qui suivent les deux séries les plus connues de cet auteur, Tobie Lolness et Vango... on ouvre ses oreilles pour Linkin Park ! Oui, oui, ça ne vous étonne plus maintenant que je cite à tout bout de champs ce groupe, mais que voulez-vous, c'est mon coup de cœur !


Burning in the skies, pour son rythme, ses paroles à multiples interprétations... ...The Little Things Give You Away, pour sa montée en puissance, son solo magnifique... tout ça pour deux histoires qui nous font passer par toute une palette d'émotions !

Rendez-vous en fin de journée pour découvrir 5 nouveaux livres et 5 nouvelles musiques... 

18 avr. 2013

50 cents - Thomas Carreras


50 cents de Thomas Carreras

Edité chez Sarbacane, collection Exprim' - SORTIE LE 2 MAI 2013

342 pages - 16€
(clique sur l'image et elle s'affiche en plus grand ! c'est magique !)





Ce livre est une bombe.

Et voilà, mon avis est terminé !!!
Ok, je vais peut-être approfondir un peu. J'ai reçu 50 cents mardi (merci Exprim' pour le partenariat !) et je l'ai dévoré hier, délicieusement vautrée au soleil.
Pour moi, c'est la belle vie.
Pour les personnages du livre, un peu moins.

Dès les premières pages, on assiste à un interrogatoire, euuuuuh, disons musclé, dans un commissariat de San Francisco, où tous les flics font trempette dans leur propre sang. On fait la rencontre d'un baron du crime russe nommé Vladislav von Herburg (ne prononcez surtout pas son nom ! ça l'irrite, le petit chou), de ses bênets de gardes du corps et surtout, de mon préféré, le tueur à gages Jules. Ce gars-là a les expressions les plus charmantes et fraîches que j'ai pu lire dans ma vie de lectrice. Ma favorite : « Recommence ça et je me ferai un bilboquet avec ta bite et tes couilles ! » Avouez, c'est super bien trouvé !
Bref. Que cherchent Vlad et sa joyeuse troupe ? C'est bien simple : une pièce de 50 cents. Mais pas n'importe laquelle ! C'est une pièce magique, qui rend son propriétaire extrêmement chanceux...
Mais le russe instable n'est pas le seul à courir après cette pièce ! Il y a aussi une tueuse psychopathe complètement folle, un mec avec une moustache... (d'ailleurs, ce moustachu fait partie des méchants classes qui dansent avant de commettre un massacre. Il a le panache de Ken Castle dans Ultimate Game !) Ajoutez à cette clique un biker nounouille, un ancien chef de guerre du Zimbabwe qui menace de vous bouffer la main à tout bout de champ, un croque-mort, un gang mexicain, un vétéran décidé à venger son frère, deux policiers... et vous aurez une idée du bazar qui s'annonce !


Alors, je l'avoue, au début, j'était un peu perdue avec cette foule de personnages. Ils vous tombent tous sur le coin de la figure, mais une fois leur connaissance faite, on n'a pas de mal à les resituer. Parfois, il y a quelques personnages secondaires en plus, mais ces petites bêtes meurent facilement et on les oublie vite.
Les dialogues sont vifs, les situations absurdes, le sang gicle à chaque coin de rue pour le plaisir de nos yeux ébahis, on se croirait dans un Tarantino version bouquin ! L'action est au rendez-vous, ça c'est clair !

Aah, si vous craignez le sang, les tripes et la mauvaise humeur d'une tueuse qui a besoin d'un petit carnage pour se remettre les idées en place, ramassez votre paréo et retournez lire des romances !

50 cents offre également une dimension interactive. En effet, l'auteur s'adresse directement à nous et ne se gêne pas pour glisser des petits commentaires pertinents (ou pas) entre deux scènes !
Ce livre est vraiment plein de surprises !

Que dire de plus ? Il y a beaucoup de référence à des livres, ou films (dont une à Fight Club, une autre à Lost, alors rien que pour ça, ce livre est cool), le rythme est constant, et pour un premier roman, l'auteur s'en tire très, très bien !

Le 2 mai, vous savez ce qu'il vous reste à faire : courrez acheter 50 cents, vous ne le regretterez pas !