8 août 2018

À la découverte de Nathalie Bernard - Sept jours pour survivre & Sauvages


Qu'un livre ait pour couverture un dessin de Tom Haugomat est un excellent moyen de me convaincre de me jeter dessus. J'en suis arrivée au point d'acheter des classiques en anglais que je ne lirai jamais juste parce qu'on retrouvait dessus ses illustrations. Le sale esprit de collectionneuse, tout ça. Bref, pardonne-moi cette petite digression. On n'est pas là pour parler de Tom Haugomat (mais on y reviendra sans doute un de ces jours !), mais de Nathalie Bernard

Sortie le 29 août 2018
J'ai découvert cette autrice lors de la journée de présentation de la rentrée des éditions Actes sud junior, Hélium, Le Rouergue et Thierry Magnier en juin dernier. Elle est venue parler de son nouveau roman, Sauvages, devant des dizaines de libraires. Et elle a su capter notre attention avec cette histoire aux sujets originaux et méconnus en Europe. Que je t'explique...

Sauvages te plonge dans les pensionnats pour autochtones au Canada qui ont existé du XIXe siècle à la fin des années 1990 (oui, nos années 1990, y a moins de 30 ans quoi). Des centaines de jeunes Amérindiens arrachés à leurs familles et à leurs traditions y étaient enfermés pour qu'une culture chrétienne / occidentale leur soit inculquée de force. Ces endroits répondaient à un but horriblement simple : tuer l'Indien dans l'enfant.

1 août 2018

Amours toxiques en littérature ado


Je n'ai aucune statistique sous la main, mais je pense affirmer sans me tromper que l'amour est le sujet le plus abordé en littérature ado. C'est bien compréhensible : l'adolescence est l'âge où les émotions sont décuplées et où l'on vit ses premiers sentiments amoureux. Ce déchaînement de passion(s) offre un terreau fertile à l'imagination des auteurs et des autrices qui le transforment en histoires. Mais si la naissance de l'amour est passionnante, explorer le négatif d'une relation l'est encore plus. Et c'est ce que font avec une surprenante justesse les trois livres dont je vais vous parler.

16 juil. 2018

Booktube et la Blogo en Livre - La Cité sans nom


Ça fait maintenant 4 ans qu'une super équipe de blogeur·euses et booktuber·euses participe à Partir en livre, la grande fête de la littérature jeunesse. Jusqu'à la fin du mois de juillet, nous nous succédons sur nos différents blogs et chaînes pour te faire découvrir de très bons livres jeunesse. L'an passé, je t'avais parlé d'un album plein d'ornithorynques, cette année j'innove en te présentant une BD !

Kaidu est un jeune garçon qui vient de commencer son apprentissage de soldat dans la Cité sans nom. Il fait partie du peuple Dao, d'anciens envahisseurs qui contarôlent désormais toute la ville. La Cité est en proie à plusieurs conflits internes car chacun des peuples qui l'habitent la revendique. La paix est fragile, très fragile.

« Demande à dix personnes de différentes nations de te donner le nom de la cité et tu auras dix réponses différentes.
Celui qui conquiert la cité la rebaptise aussitôt. Et comme la cité est très importante (c’est le seul accès à l’océan à travers les montagnes) elle a toujours fait l’objet de toutes les convoitises.
»

Kaidu vit très mal son entraînement et préfère parcourir les rues de cette ville immense et passionnante. Il fait rapidement la connaissance de Rate, une fille des rues, qui lui apprend à se débrouiller par lui-même. Elle va surtout lui ouvrir les yeux sur la situation catastrophique dans laquelle est embourbée la ville : si les Dao sont bien à l'abri au palais, les autres peuples meurent de faim dans les rues, sans que personne ne se soucie d'eux. Ces fortes disparités cultivent un sentiment de haine grandissant... qui pourrait aboutir à une fin meurtrière.



12 juil. 2018

Interview de Vincent Mondiot (Nightwork, Terrortriste, Les Mondes-miroirs...)


Si vous traînez régulièrement par ici, vous avez sans doute compris que j'ai adoré Nightwork, sorti chez Actes sud junior en octobre dernier. Je tiens à remercier mes ami·es, mes colocataires, mes collègues, les clients de ma librairie et Internet qui me supportent toujours alors que je les saoule au moins une fois par jour (environ) avec ce bouquin. Désolée. Aujourd'hui, je la ferme un peu pour laisser parler l'auteur de Nightwork - et de plein d'autres livres très chouettes, dont un à paraître en août prochain - j'ai nommé, Vincent Mondiot. Mettez-vous à l'aise, c'est un bavard. Bonne lecture !

Bonjour Vincent ! Je te remercie d’avoir accepté cette interview. Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Hello Lucille ! Eh bien je m’appelle donc Vincent Mondiot, j’ai 34 ans, j’habite en banlieue parisienne et j’écris des livres… Même si la réalité, c’est que comme la plupart des écrivains, ce qui paie mon loyer, c’est plutôt ce que je fais à côté, à savoir être prof de français pour étrangers et réceptionniste de nuit dans un hôtel ! Sinon j’ai aussi un chat qui s’appelle Fantine et je joue Laura à Street Fighter V.