Je m'adresse à toi, mon petit lecteur. Lecteur ! Oh, n'aies pas peur de cette apostrophe. Tu es lecteur, et c'est bien. J'imagine que comme tu es lecteur, tu vas souvent acheter des livres. Où vas-tu ? À la Fnac, me dis-tu ? Hum... non, non, reste ! Je ne te juge pas. Tu vas sûrement dans ce magasin parce qu'il est proche de chez toi ou que tu ne connais que cette adresse pour faire tes achats. Ou peut-être encore parce que tu as la carte Fnac et que tu es bien content d'avoir -5% sur tes livres. Ou peut-être parce que tu penses que les livres sont moins cher là-bas (bon, là j'avoue grincer un peu les dents, mais je parlerai une prochaine fois du prix unique du livre...) !
Mais mon petit lecteur, il faut savoir que la Fnac ne propose pas tous les livres qui paraissent. Là, tu hausses un sourcil étonné. Bon, si tu cherches les nouveautés des grosses maisons d'édition, bien sûr que la Fnac les a en stock et les a même étalé un peu partout pour te tenter. Et encore heureux, car c'est comme ça que la chaîne fait son chiffre d'affaire ! On appelle ces livres à livres à « rotation rapide » : ils arrivent en magasin en grande quantité, ils sont rapidement achetés et d'autres viennent directement les remplacer. Au contraire, les livres à « rotation lente » ont tendance à moins bien se vendre. Ce sont souvent des ouvrages un peu plus confidentiels, traitant de sujets moins mis en avant... mais on peut tomber sur de très bonnes surprises ! Et toi, mon petit lecteur, tu as beaucoup plus de chance de tomber sur ce genre de livre dans une librairie indépendante que chez ta chère Fnac. Parce que ces livres sont des paris pour les éditeurs et les libraires qui choisissent de les proposer au public. Ils peuvent ne pas trouver de lecteurs, prendre de la place dans le stock... ou rencontrer un succès inattendu en étant défendus par des professionnels passionnés ! Tant de choses que la Fnac ne peut pas se permettre, vu que son but est de miser sur le potentiel économique du livre, parfois au détriment de sa qualité.
